Au Burundi, l’eucalyptus est un arbre omniprésent. Il se répand au marché de bois comme dans les plantations paysannes. Ce bois garnit les ménages en meubles sur lesquels les burundais s’assoient ou dorment. Il crée beaucoup d’emplois et de richesse pour les familles rurales, urbaines et l’Etat. En prime, il est le moteur de la cuisine burundaise. Malgré les opportunités économiques que l’eucalyptus offre, il peut s’avérer néfaste pour l’environnement. Il consomme beaucoup d’eau et provoque l’assèchement et le tarissement des sources et des cours d’eaux. Par son essence dégagée, l’eucalyptus empêche également le développement des animaux comme les insectes et les oiseaux. Alors, faut-il continuer à répandre l’eucalyptus dans le pays ? Professeur André Nduwimana, enseignant-chercheur à l’université du Burundi, dans la faculté d’Agronomie et de Bio-Ingénierie et auteur de l’article scientifique Regard critique sur les impacts socio-économiques et écologiques des peuplements d’eucalyptus au Burundi nous éclaire sur ce sujet difficile à répondre.

