Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale Zéro déchet célébrée chaque année  le 30 mars, Club RFI Bujumbura en collaboration avec Club de l’environnement et LVIA, avec l’appui financier de l’union Européenne, a organisé une campagne de sensibilisation des jeunes scolaires et académiques au « Zéro déchet autour de nous ». Cette activité fait partie des activités organisé dans la semaine zéro déchet organisée par Club de l’environnement  « ECOCIRC – Économie Circulaire au Burundi et en RDC ». Différentes activités éducatives et participatives ont été réalisées. Il s’agit entre autres de la projection du film documentaire « Demain » suivie de débats-commentaires, des slams-poésie, de simulations de leçon sur l’économie circulaire, et d’une compétition questions-réponses. C’était le jeudi 26 Mars dans la salle du CELAB de l’Université du Burundi, avec une centaine de participants composés d’enseignants, d’étudiants et des élèves membres de Club RFI Bujumbura.

Le thème de l’édition 2026 de la Journée était « Zéro déchet : Quel rôle pour la jeunesse ? ». Selon Richard Ndikumana, chargé du suivi-évaluation à LVIA, cette thématique cadre bien avec la journée internationale. Pour ces organisateurs, la meilleure personne qui pourrait être efficace dans la sensibilisation est le jeune, spécifiquement le jeune étudiant ou élève. En effet, on sait très bien que si un jeune est sensibilisé,  on est sûr que l’école d’un côté et le ménage de l’autre, le sont autant, et à partir de là, d’une pierre, on réalise deux coups.

Selon Prosper Ndayiragije, Coordinateur des projets chez Club RFI Bujumbura, organisation qui a piloté cette activité, lorsque LVIA nous a proposé ce programme « Zéro déchet autour de nous», il a été constaté que c’est quelque chose d’intéressant pour les objectifs et le public-cible de l’organisation. C’est ainsi qu’il a souligné : « Dans nos objectifs, nous faisons la promotion des valeurs de la francophonie et parmi lesquelles on trouve la protection de l’environnement notamment la thématique du jour, l’économie circulaire ». Il a indiqué que le public-cible de Club RFI est constitué de jeunes étudiants et élèves. C’est pour cette raison qu’ils ont été appelés pour qu’ils se rendent compte, eux aussi, qu’il y a des thématiques qu’ils feraient mieux de s’approprier pour qu’ils puissent les relayer auprès de leurs camarades. Pour plus de complémentarité dans cette mission de vulgarisation de ces bonnes idées chez les jeunes scolarisés, une vingtaine d’enseignants encadreurs des Clubs RFI dans les écoles ont été aussi invités.

A la fin de cette activité, les participants se sont rendu compte de leur rôle dans la gestion des déchets. « D’après ce qu’on vient d’apprendre, ça devrait commencer par des petites choses, des petites actions qui devraient faire la différence. Par exemple au lieu de jeter un emballage en plastique dans la rue, on pourrait le conserver et le jeter dans une poubelle à la maison, celle installée sur les lieux publiques ou même dans les camions de ramassage d’ordures … », a indiqué Antha Milycia Ineza, élève du Lycée du saint-Esprit

Dushimirimana Laure Roxane du même Lycée s’est dit surprise d’apprendre qu’on puisse valoriser, transformer ou recycler les déchets en de nouveaux produits. Pour elle, c’est comme si on redonne vie à quelque chose qui n’en avait plus.

Pour Lucy Donna Esther Nsengiyumva, élève du Lycée d’Excellence de Ngagara, c’est une bonne solution pour limiter  la dégradation des terres et d’autres conséquences qui pourraient s’en suivre, nous affecter et  affecter les générations futures.

« C’est la raison pour laquelle nous avons un très grand rôle à jouer, parce que nous devons assurer le développement durable et la propreté durable pour nos enfants », a conclu Emmanuelle Allégresse Bayubahe du Lycée d’Excellence de Ngagara.

By Arthur Bizimana

Arthur Bizimana est un journaliste burundais multiprimé. Son travail porte sur l’agriculture, l’eau, l’environnement, le changement climatique et l’économie. Il est cofondateur du journal en ligne Ibihe qui traite des questions environnementales. Il a dirigé plusieurs enquêtes collaboratives locales et transfrontalières.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *